Locomotive Electrique série 20 de la SNCB ! 

Ce sont des locomotives très racées, très réussies esthétiquement, mais aussi très puissantes - les plus puissantes du réseau belge. Depuis 1975, elles promènent leur ligne sobre et nette sur les grandes lignes de la SNCB, en tête de trains de marchandises lourds ou de trains de voyageurs rapides, car elles sont aptes à tout faire.

 T20_4.jpg (13315 octets)En courant continu, le démarrage se faisait traditionellement en contrôlant l'intensité du courant aux bornes des moteurs par l'utilisation de rhéostats dont on élimine progressivement les sections au fur et à mesure que la vitesse doit être augmentée. Peu économique en énergie, pour ne pas dire qu'il la gaspille abusivement, ce règlage est complété par des possibilités de couplage des différents moteurs de la locomotive, travaillant en série, en série-parallèle puis en parrallèle. Enfin, il est possible de réduire le champ inducteur de ces moteurs. Mais lors du début de l'année 1970, les locomotives évoluèrent rapidement et quittèrent cette techniqT20_5.jpg (20853 octets)ue. Plus que le moteur en lui-même, qui conserve le principe du moteur série à collecteurs, c'est son alimentation qui évolue à pas de géant : des progrès effectués dans le domaine des locomotives à courant monophasé (redressement du courant à bord dans les années 50, puis son règlage dès le début des années 60) sont étendus aux locomotives à courant continu au début des années 70 avec application, dès 1972-73, de techniques nouvelles, telles celles des diodes au scilicium, des thyristors et des hacheurs. Le moteur, qui est désormais intégré dans ce système qui assure à la fois la transformation du courant et son règlage, se trouve piloté en finesse au point que la machine puisse réagir instantanément à tout changement de condition de fonctionnement (profil, variations de tension en ligne, patinage).

Les locomotives Type 20 seront produites au nombre de 25 seulement. Construites entre 1975 et 1977 conjointement par la BrugT20_6.jpg (12378 octets)eoise et Nivelles à Malines et les ACEC (Ateliers de Constructions Electriques de Charleroi) à Charleroi, elles sont dotées d'un éloquent pouvoir de traction de 314 kiloNewton au démarrage et peuvent ainsi arracher les trains de marchandises les plus lourds du port d'Anvers avec souplesse. Mais une charge par essieu de 18.34 t. les autorisent à rouler partout sur le réseau belge, ceci d'autant plus qu'elles peuvent s'inscrire en courbe de 100 m. de rayon seulement, tout en roulant av ec une facilité déconcertante à 160 km/h en tête des grands trains voyageurs tels l'EuroCity Vauban (Bruxelles - Milan) sur la ligne du Luxembourg, réputée pour son tracé délicat. Les 20 sont monocourant, acceptant seulement le 3000 Volts continu issu de leur réseau national, mais leur tâche est importante car elles remorquent des trains qui comptent dans l'économie de l'état Belge. Elles sont affectées au dépôt de Ronet, près de Namur, ou elles subissent leurs entretiens réguliers. La type 20T20_cabine.jpg (25412 octets) est aussi spéciale en ceci qu'elle fut la première locomotive belge à être équipée de hacheurs, et ces derniers sont réversibles et travaillent indépendamment de l'excitation des inducteurs du moteur. Chaque hacheur comprend 8 thyristors Th 1 (500 A et 1400 V) associés à une diode de retour permettant un freinage par récupération (comme le système de Dynamic Brakes Américain) et de passer immédiatement de la traction au freinage, d'où une grande souplesse et une non moins grande économie.

Caractéristiques techniques :

Type : BB
Courant traction : 3000 V continu
Moteurs : 6
Puissance Unihoraire : 5420 kW
Masse : 110 t.
Longueur : 19.5 m
Vitesse maximale : 160 km/h.