Automotrices série 00 de la SNCB ! 

Ces automotrices typiques des années 50 ne manquent guère de rappeler, par bien des aspects autant esthétiques que techniques, les rames que les autres réseaux européens mirent en service entre les deux gerres et imédiatement après. On deux automotrices des tranches intermédiaires côte à côte. Photo Grégoire Fontaine, ALAF.peut encore les voir en Belgique, mais leur temps est compté hélàs... Voici ci-dessous un petit historique de ces rames avec une série de clichés des différentes versions de ces automotrices BUDD.

Pays très dense mais de dimentions modestes, la Belgique avait, autant en matière de chemins de fer à écartement normal que dans le domaine des secondaires et réseaux locaux, développé intensivement le concept de l'automotrice électrique, tout comme le tramway dans les villes. Dans ce pays, on n'est en effet jamais loin AM 00 de début de production, n° 002. Photo Jean Claude Menchior, ALAF.d'une gare des chemins de Fer ou d'un point d'arrêt de tramway, même si le réseau ferré, surtout en matière de lignes secondaires et urbaines, marqua un net recul. Le réseau ferré Belge est tout simplement le plus dense du monde avec pas moins de 4500 km de lignes pour une superficie de 30 507 km², soit 140 mètres de ligne au km² contre 60 pour la france, pays pourtant relativement bien desservi.

Les 21 premières rames de la série furent cUne automotrice, tranche 62, en livrée Airport Express. Elle assure les navettes entre Bruxelles Midi et Zaventem. Photo Jean Claude Menchior, ALAF.onstruites en 1950. Elles se caractérisaient par le fait qu'il s'agissait de deux automotrices réunies, comprenant chacune un essieu moteur et un essieu porteur par bogie, ce qui donnait la configuration A1+1A pour chaque motrice. La puissance de 735 kW semblerait fort modeste de nos jours, mais à l'époque elle était bien dans les pratiques courantes, et la vitesse de 130 km/h atteinte sans problème était alors largement suffisante, compte tenu du poids respectable de l'engin (117 t. en charge pour chaque rame). L'esthétique de l'ensemble était aussi fort réussi, avec un aspect très ferroviaire d'un matériel robuste, inspirant confiance en l'usager des transports ferrés. Elles évoquaient l'âge d'Or des Standard françaises, des EMU Southern anglaises ou même des InterUrbains US (Chicago, New York), aUne AM tranche 54 en gare. Photo Jean Claude Menchior, ALAF.vec leurs trois fenêtres frontales, leurs rivets et leur formes arrondies. Une nouvelle tranche de 15 automotrices sera produite en 1953, pratiquement identiques à la tranche précédente. En 1954, une autre tranche de 41 ecemplaires est aussi produites, caractérisée par un avant arrondi, des baies courbes et des portes plus larges. Le poids, lui, est réduit à 106 T. Notons qu'ultérieurement, en 1987 pour être exact, la SNCB transformera 15 de ces rames en rames Postales (LA POSTE - DE POST, livrée rouge, voir photos), sans intercirculation et sans baies latérales, juste équipées de quatre grandes portes, une par côté et par rame, se fermant par un volet mécanique (comme un volet de garage). En 1956, l'aspect chanAM Postale en gare des Guillemins, à Liège. Photo Eric Sainte, Trainmaster Website, ALAF.ge avec la sortie de 21 rames en acier inoxydable, solution tentée afin de réaliser des économies au niveau de l'entretien : absence de peinture, pas de rouille, etc. Mais l'acier inoxydable coûte extrêmement cher et, pour la tranche suivante de 58 rames produite en 1962, c'est le retour à l'acier ordinaire peint. Cette tranche retrouve aussi l'avant carré à face plane des premières séries, mais avec des phares verticaux. Les caractéristiques techniques restent dans l'ensemble inchaam56 BUDD inox en gare de Liège Guillemins. Photo Jean Claude Menchior, ALAF.ngées, tout comme les 40 rames de la tranche 1963. Enfin, en 1965, sortent les 20 dernières rames. La construction aura duré 15 ans et produit 217 rames automotrices. L'ensemble de ses rames est touours en service, et plus particulièrement sur les lignes Bruxelles - Anvers - Essen, Bruxelles - Charleroi (progressivement remplacées par d'autres automotrices plus modernes), Liège - Hasselt - Anvers, Hasselt - Louvain, Liège - Ans - Waremme, Liège - Verviers - Welkenraedt (trains L) et les trains L et P sur la ligne Liège - Huy - Namur - Charleroi et Namur - Dinant. (cette liste n'est évidemment pas exhaustive).Les premières tranches circulant surtout en service L et P à Bruxelles, tandis que les autres rames sillonnent le pays.

Caractéristiques techniques :

Automotrice A1-1A + A1-1A.
Puissance : 735 kW.
Courant : 3000 volts courant continu.
Moteurs : 4 par rame.
Masse en charge : 101 à 125 t. selon la tranche.
Vitesse maxi : 130 km/h.
Capacité : 180 places.